Et nous serions parties, fuyants comme des voleuses, dans le coeur de la nuit, poursuivant les étoiles. Et nous aurions posés nos valises trop pleines ou trop légères, sous des cieux plus obscurs bercés par un murmure.
Nous serions seules maintenant à fouler à pieds nus un sol si précieux que notre coeur tant aime, fascinées par le jeu de celle tant attendue, qui va et vient pour nous, déposant en riant, doucement comme toujours, sa fraîcheur et son sel. Ensuite seulement, peut-être, au bout de quelques heures, au moment où ne traîne plus aucun âme espionne. Oh! heure bénie des cieux, dans la grâce du chant, nous aurions décemment retourné vers l'hôtel, main à main, en cachette, échangeant ces si rares et précieux baisers qu'enfin! nul ne juge...
Nous voici épuisées, partageant les mêmes rêves dans des draps blancs propres et vieux, froissés par le sommeil. Nous sommes si bien qu'avant, inconsciemment ou non, nous avons laissé choir, au pied du lit, peines et peurs et toutes ces pierres du coeur que l'ordinaire traîne.
Là nous voici au temps que les autres appellent le "matin". Seul un soleil taquin et le bruit étouffé de voisins inconnus qui se pressent à descendre vers la pièce toujours drôle où tintent les coupelles, d'accord mais seulement après notre douche et une petite grillée, dehors ou par la fenêtre.
Vite un bon café noir qui brûle un peu les lèvres, et la danse rouge orange des fruits fraîchement pressés. Je volerais une pomme, bien sûr, un yaourt peut-être, mais dans l'odeur du pain qui croustille et parfume ce lieu je préfère simplement boire à satiété. Ma Douce chantonne un peu: nous sommes impatientes, il y a peu de temps, vite, vite courir vers celle que notre coeur aime.
La grande bleue s'offre à nous et c'est à marée pleine. Un instant fascinées par son souffle et j'y cours sans même y réfléchir. Déjà je suis dans l'eau et je nage sans fin même si elle est froide...
Mais c'était un doux rêve et me voici ici, tôt et seulement un jour de semaine; qu'importe! le sourire sur mes lèvres encore traîne...Tout est réalisable, un caprice mutuel et nous repartirons ce soir ou un autre, peu m'importe, vers ce petit hôtel qui nous promet que bientôt nous serons... à la mer....
samedi 30 mai 2009
voyage au clair de lune
vendredi 29 mai 2009
Petits oursons
Ici, au règne des félins, peu à peu j'introduis ma nouvelle lubie: le miel...Inutile de visiter milles sites pour savoir toutes ses vertus, le tout est de tester pour choisir ce qu'on préfère...Connaissez vous la petite cuillère en bois sculptée de rainures si pratique pour les plus liquides? Testez c'est extra. En ce moment je déguste le miel des forêts des Pyrénées et il est très parfumé, c'est merveillleux. Mais je suis tombé par hasard sur un miel qui m'intrigue beaucoup: le miel équitable de la Cordillère des Andes et je vais devoir attendre très longtemps avant de le goûter vu que je suis pas aux 3/4 de mon premier bocal... Mais la patience n'est elle pas celle qui débride tous les rêves! Je me souviens avoir offert un petit pot du miel de l'Himalaya à mes parents il y a quelques lointaines années, ça me faisais rêver moi "le miel de l'Himalaya" comme un truc incroyable et introuvable (ce qui est vrai, jamais revu nulle part)...Je le préfère à tous les sucres même ceux de canne de la Perruche. C'est passionnant de voir un apiculteur faire sa récolte même si ça fait un peu "vol" de nos gentilles abeilles qui butinent et mêlent leur salive au nectar des fleurs. Tiens participer à une récolte en habit de cosmonaute ça me plairait très beaucoup un jour! J'adorerais retrouver un petit coffret de miels différents pour pouvoir comparer les textures et les goûts facilement. Val est un gentil nounours : elle le déguste à la cuillère, moi je le prends uniquement dans des boissons: thés, tisanes, lait chaud et si vous êtes un peu réticents devant le prix je vous promets qu'un bocal dure très très longtemps. Pour les plus initiés je vous invite à me dire vos préférés, mais attention à leur provenance soyez chauvin, parce que sinon vous aurez des surprises. C'est un met délicat et il faut le respecter, comme un bon cru, vin, thé ou café, chacun ses saveurs on rigole pas! Et sans danger..même pour les femmes enceintes, hi!hi!hi!
La cordillère des Andes...ce sera pour Noël à ce train là. Et, chers baroudeurs, y en a t-il dans tous les pays? (Il y en a sur les toits de Paris, incroyable non?)
jeudi 28 mai 2009
Je n'ai pas rêvé
C'est la saison des trèfles et je me souviens avoir passé des heures entières consacrées à chercher le porte-bonheur, tant et si bien que j'en ai fait un tableau de 20 ou 30! Mais là c'est juste au bord de mon chemin et je suis trop "en jambes" pour m'y arrêter. (Il existe d'ailleurs des trèfles à 5, 6 feuilles !) Là j'ai marché comme une folle de 8h30 AM à 10h30 AM histoire d'aller chercher loin, loin mon petit morceau de pain et à boire. Folle de framboises je n'en ai pas trouvé et ça m'était égal car je m'en suis déjà régalée hier soir et demain je pourrais descendre au marché si je veux mes petits "bonbons", caprice d'un soir, caprice de star. Non là j'ai marché, marché hâtivement, pour le plaisir de la balade, et je suis rentrée si fatiguée que je m'endormais devant mon ordi où je conversais avec ma Magicienne qui m'a soufflé vers midi: "tu es trop fatiguée va, va au lit", alors, pour une fois, bien sagement je me suis fais le petit rituel: une tasse de lait chaud avec un soupçon de miel très parfumé et je me suis cachée dans mon plaid, Léonie ronronnant déjà sur mes jambes...Plus tard, deux heures de rêves inconnus j'ouvre les yeux: Bambou était venue nous rejoindre, sur mon ventre blottie. Nous nous sommes réveillées ensemble et Vivaldi à repris ses droits. La sieste a des vertus merveilleuses. Maintenant j'entends cracaboum: Léo a réussi à renverser intégralement le panier de linge de la salle de bain par terre, il faut tout ramasser, et oui, après l'hiver vienne les bêtises de mai, mais je suis calme, si calme que je vais aller ramasser ans la gronder! totale insouciance et si zen, je ne me reconnais plus!!!
Faites un somme comme la Fée vous le dit c'est merveilleux!
mardi 26 mai 2009
Aaah, Quatre saisons
Ben dis donc gourmands je parle pas des pizzas mais de l'extraordinaire Vivaldi, j'adore les cordes et ses solistes, c'est magique et intemporel et de toute façon ça décrirait mal le temps détraqué qui nous offre 28° C et pluie sous 18°C le lendemain même, mais il faut dire que cette nuit l'orage a bien craqué avec des colères d'éclairs....par curiosité c'est quoi les ingrédients d'une miam miam pour vous (étude culturelle), surtout ceux qui sont allés en Italie? parce que pour moi la musique est si envoûtante que je n'arrive pas à y associer quoique ce soit de gustatif sauf un bon petit verre d'Asti Spumante (bon sang pourquoi je suis devenue intolérante à l'alcool, c'est une brimade frustrante!)